Réduire sa prime d’assurance grâce à la TAFU

Réduire sa prime d’assurance grâce à
la TAFU

La tarification d’assurance fondée sur l’usage (TAFU) est une politique tarifaire mise en place aux États-Unis depuis déjà plusieurs années. Si les assureurs tirent
judicieusement parti des évolutions technologiques pour moduler leurs
prestations, c’est l’ensemble de leur modèle économique qui pourrait être
impacté.

Principal sujet de la dernière Conférence nationale sur l’assurance au Canada, la TAFU impose de revoir en profondeur la
politique des compagnies d’assurance, plus dans une finalité éthique et
équitable que pour des considérations technologiques, commerciales ou même
écologiques.

Principe de la TAFU

De l’ère de la
discrimination à la TAFU, les assureurs comme les automobilistes risquent de s’économiser
de fastidieux litiges grâce à ce qui pourrait clairement s’apparenter à une
révolution dans le monde de l’assurance automobile, voire dans le secteur
automobile en général. Véritable benchmark importé du voisin américain, la TAFU
n’en est déjà plus à ses premiers balbutiements dans la région de Montréal. Les
grandes compagnies (Bélair Direct, Intact Assurance, Desjardins, Industrielle
Alliance) proposent différents contrats basés sur la TAFU. Le principe ?
Installer un appareil de télématique (ou « tracker ») derrière le tableau de
bord pour suivre et enregistrer tous les déplacements du véhicule, du démarrage
à l’arrêt complet. On scrute les accélérations brusques, les freinages
inadéquats, les comportements dangereux, les distances parcourues, voire même
les pauses café (ou bière !). Le prix à payer de cette intrusion est plutôt
attractif, quand les compagnies proposent une réduction fixe pouvant aller
jusqu’à 25% de la prime totale, sans parler des possibles bonus variables. Si
cette véritable boîte noire version automobile est une révolution pour les
assureurs, les automobilistes pourront également en prendre avantage, adaptant
leur comportement, limitant leur déplacement et revoyant leur niveau de
vigilance. Car si la prime d’assurance est l’un des principaux postes du coût
de possession d’une automobile, elle pourrait aussi présenter une corrélation
positive avec la consommation de carburant sur un assez grand nombre de points.
Même s’il est plus question de comportement que de déplacement en tant que tel,
les nouveaux contrats basés sur la TAFU comprennent des rabais si
l’automobiliste limite ses déplacements (15 000 km annuel de manière générale).
À l’heure où les rabais se multiplient de la part des assureurs pour les
véhicules hybrides et électriques, écologie et économie font encore bon ménage.
De surcroît, en analysant le comportement du conducteur grâce au dispositif
télématique du tracker, il sera
possible pour l’automobiliste d’améliorer sa conduite, et donc ultimement de
faire des économies sur sa consommation d’essence.

La TAFU : un progrès indéniable à
l’échelle humaine

Quand on sait que les
stéréotypes sur le sexe, l’âge, l’expérience de conduite ou autres peuvent
compliquer la tâche des assureurs et la bienséance de leur activité, ceux-ci
pourraient bien se débarrasser du fléau d’un revers de main. Comme tout
programme à ses débuts, le dispositif présente certaines limites, comme dans la
prise en compte des contraintes environnementales indépendantes du conducteur
(travaux, congestion du trafic). Toutefois, bien au-delà des dispositions
contractuelles ou de la consommation de carburant, la TAFU est une véritable
révolution sur le plan éthique et sécuritaire.

Assurance Montréal

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